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 nerfertiti-qu33n

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MessageSujet: nerfertiti-qu33n   Jeu 6 Aoû - 15:49



lollie
☾ 17
☢ batiment
☼ IGp0rnstar
j'te voulais comme bad bitch, tout l'monde sait qu'tu poses nue. position sur l'bord du bed t'es en bonne posture. tu mets des choses que j'aime genre un string bien porté. voilà qu'on fait des tours. que tu m'suces que tu prends tout. cocktail sur les hauts des buildings pour turn up. belvédère état désert. tu souris, tu me plais, tu sais bien l'faire. un, deux, met ton cul sur le sofa. trois, quatre, tu fais tout pendant que j'reste là. cinq, six, j'allume un blunt et j'te baise. tu souris tu me plais. on couche tard, elle aimerait qu'on shoot comme de vrais stars. te presses pas, on sort du building quand la presse part, vrai star.
⊹ minljiva ⊹ solène ⊹ venus in fur./div>




Dernière édition par lollie le Mar 11 Aoû - 15:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: nerfertiti-qu33n   Mar 11 Aoû - 7:14


arté


Le corps allongé sur le lit, une place. Les pieds qui claquent contre le mur rose, frise en princesse disney. L’âme dans la colère. Chaque coup est une baffe dans sa tête. Dans leurs têtes, leurs tête de pute.
C’est ça où elle saute, Lola. C’est ça où elle leur défonce la tête, Lollie. C’est ça où elle fait une connerie, Lolita.
NRV
Elle sent qu’elle va dérailler. Elle peut le voir venir à des kilomètres. Elle va faire quelque chose de mal. Quoi ? Elle ne sait pas encore, bientôt elle saura. Bientôt elle fera.
Un dernier coup assassin dans le mur et elle sort. Elle se retourne, pour attraper un bomber noir ténèbre, et elle voit les maux qu’elle a fait subir au mur.
merde
L’père va encore crier. L’madre va encore pleurer. Elle pleure déjà, de toute manière.
Sa faute à lui. Leur faute à eux. Bande de pédales programmés à faire mal, pas là où il faut, programmés à tuer, programmés à mourir.
Ses poings se serrent, elle veut leurs faire la peau.
Et elle traverse le salon. Maman pleure. Papa n’est pas là.
- J’sors.
Aucune réponse. Maman pleure Arté. Arté, Lola le pleure aussi.
arté

mona


La chambre est tellement plus réconfortante. Un peu comme un baume au cœur, un peu comme un pansement, comme du mercurochrome.
La brune est encore plus.
Et Lola la regarde, des étoiles dans les yeux. Des étoiles aux allures de petites larmes. Un sourire triste sur les lèvres.
Elle pleure pas souvent, pourtant, Lola. Normalement elle est forte. Elle fait pleurer, elle les verse pas ces larmes-là.
Mais là c’est la goutte de trop, elle le verra plus. Pas avant qu’il sorte. Pas avant longtemps. Et c’est qu’une enfant Lolita, une belle poupée par encore secouée.
Maintenant fêlée.
Et les mots sortent en cascade, une fontaine de maux. Un océan de larmes, et autant de mouchoirs en papier couleur crotte de nez.
Ah, ma belle que tu es moche.
Heureusement que ce n’est qu’elle, la meilleure amie.
La faute à arté. Leur faute à eux.
Et les heures passent, et les larmes se sèchent. Les mots changent. Et c’est dans ses bras qu'elle trouve du réconfort.
La tête contre sa poitrine. Les yeux dans ses seins. Les lèvres qui murmurent des mots incompréhensibles. Des Je t’aime en paquets de mille. Et des mains qui se baladent sur sa peau.
Demain ce sera surement celle d’un autre, un beau garçon, un moche, un original ou un banal, mais un garçon avec ses cheveux courts et ses manières de nul. Sa bite en radar et ses yeux en mitraillette.
Mais aujourd’hui c’est ses cheveux longs qu’elle veut, c’est ses yeux bleus qu’elle cherche, c’est ses doigts bien beaux, ses seins en coussin. C’est elle qu’elle veut.
Mona.
L’amour, c’est quoi ? C’est ça ? C’est l’amitié entre Mona et Lola ? LLMN deux O deux A. Lollie ne connait pas, ne sait pas. Elle le cherche chez les autres, pas chez Mona. Lollie elle veut l’amour des garçons, comme on lui a appris, comme c’est écrit. Les gars, les mecs, les garçons, les caïds, ces sales gosses. C’est pour eux qu’elle vit, c’est eux qu’elle veut  dans ses draps. C’est dans leurs bras qu’elle vit.
Mais c'est dans ceux de Mona qu’elle s’endort, paisible, enfin reposée comme si jamais Lollie n’avait été cassée.

paco


Mes yeux se posent sur mon téléphone. Il s'est allumé. Rien que de voir l'écran éclairé, ça m'énerve. J'viens d'arriver, j'suis tranquille sur le canapé de mamie et voilà que l'on vient me déranger. J'voulais juste passer une soirée bien tranquille dans son nouveau canapé, dans son bel appartement au bord de l'eau. J'voulais juste apprécier la nouvelle atmosphère que m'offre ces vacances, mais c'était sans compter sur la douceur des messages de Paco.
Oh, Paco, mon cher et absolument pas tendre. De voir ton prénom sur mon écran ça me file une boule dans le ventre, mes dents se serrent les unes contre les autres, ça m'énerve de voir les quatre lettres de ton prénom sur le canapé. J'voulais pas entendre parler de toi pendant les vacances. J'voulais te laisser à la cité galaxie. A croire que tu me suivras partout, à croire que tu t'es glissé sous ma peau et qu'il n'est pas possible de t'en faire sortir.
J'roule des yeux. J'essaie de me reconcentrer sur ce qui passe à la télé. J'sais même pas ce que c'est, rien encore. Mon esprit est ailleurs. Toute mon attention est concentrée dans le message de ce petit con. C'est qu'après de longue minutes d'hésitation, un petit moment à savoir ce que j'allais bien pouvoir lui répondre, que je décide de répondre à l'intrus.
Qu'est ce qui sonnerait le mieux ?
"J'suis tipar, c'est mort." Il risquerait de s'énerver, pourquoi tu m'as pas prévenu ??
"Désolé, soir ce c'est pas poss." Bon de toute manière y'a pas de manière facile de lui dire que j'suis partie, que j'ai quitté la douceur des planètes pour l'ailleurs, pour l'inconnu. J'vais forcément m'en prendre plein la tête d'être partie sans dire un mot, sans même lui murmurer que je m'envole.
J'devrais même pas me sentir coupable de ça, je devrais pas. J'ai plus aucun compte à lui rendre, c'est personne, c'est plus rien. Même si j'suis encore tout.
Marcher ça aide. Faut que je bouge, que je fasse les cent pas dans le petit salon de ma grand-mère. Finalement, c'est en me posant à ma fenêtre, c'est en regardant dans le vide que je trouve le courage de mentionner à Paco que j'suis pas vraiment chez mes parents.
J'suis pas à la cité. On s'voit quand j'rentre, s'tu veux.
Et je sais que rien que dans ces mots je me suis trompée. J'sais très bien que j'aurais pas dû, j'sais que je devrais pas attiser la petite flamme qui brule encore dans son coeur. J'sais que je lui laisse la porte entre-ouverte alors qu'elle devrait être fermée à clé, double tour. J'devrais en jeter la clé. J'le fais pas. J'sais pas pourquoi.
Je regarde le soleil se coucher et j'espère qu'il va pas vouloir venir. J'veux pas qu'il vienne salir cette ville.
*
Et c'est lorsque mon téléphone vibre, un peu plus longuement que d'habitude, que mon coeur s'emballe. Je sais très bien qu'il n'y a pas beaucoup de personnes qui prennent vraiment le temps de m'appeller, y'a pas grand monde qui veut entendre le son de ma voix. Alors forcément je sais d'avance quel prénom je vais trouver sur l'écran. Paco. Evidemment. J'ai pas vraiment à me pauser beaucoup de question, j'ai pas à réfléchir pendant une heure, je sais très bien qu'il faut que je réponde.
- Allo ?
- T'es où ?
Bonsoir, ça va. Oui et toi ? T'es sur ? Bien sur. D'accord, je voulais te demander, où t'es exactement ?
Mais encore, ça ne le regarde même pas. Il ne devrait même pas se préoccuper de tout ça. Pourtant il continue de se préoccuper de moi comme si j'étais encore la petite fille qu'il a connu. J'suis plus un enfant, je suis désolée d'avoir grandi, je suis désolée d'avoir pris un chemin différent du tien. Vraiment, je m'en excuse parce que ça te donne plus de soucis qu'autre chose.
- dans l'océan.
Je me prépare psychologiquement au bombardement de questions. Je fais le décompte dans ma tête. 5, 4, 3 ...
- Qu'est c'tu fous là-bas ? T'étais pas bien chez tes dars à la cité ??
Je roule des yeux. J'sais qu'il déteste ça, mais il est pas là pour me voir le faire. J'en profite.
- J'suis partie, fallait bien manière. J'reviens ce week end. C'est pas un drame.
- Tu fous quoi là bas ?
- J'suis chez ma grand-mère.
- Et ils font pas de bonnes vacances ici, par hasard ? Tu fais payer le voayge à ton père pour rien là, pour tes caprices … pour voir la mer..
Il aime ça me faire culpabiliser. Comme s'il en avait réellement quelque chose à faire des comptes. En vrai, si. Il se soucit vraiment de ce qui se passe à la maison, j'ai jamais vraiment compris ni pourquoi, ni comment, mais ça le touche. Il veut se faire passer pour une sorte de grand-frère bizarre. Comme si j'en avais pas déjà assez avec le mien et ses dérapages.
- C'est pas tes affaires.
- Ce sera toujours mes affaires, Lolita. Tu le sais très bien.
J'crois que c'est ce que je déteste le plus, quand il prononce bien mon prénom. Lorsque ces six lettres, ces trois syllabes sortent de sa bouche. Lorsque c'est lui qui le prononce. Ca me file toujours la trouille. Ca me rappelle pourquoi j'suis partie. Pourquoi je voulais pas rester. Ca me file la chair de poule. Et en même temps ça me fait sourire, comme une enfant, ça me rend heureuse de savoir qu'il connait mon prénom. Même si je sais très bien qu'il l'oubliera surement jamais.
- Ouais ... Mais j'avais besoin de changer d'air. La galaxie, 17 ans, ça va.
- Et tu laisses ta mère seule, tu crois c'est normal ?
J'bouge la tête, j'suis pas contente. J'aime pas quand il enfonce des portes ouvertes. J'sais très bien que je devrais pas laisser ma mère seule. Et j'peux pas toujours rester dans cette tour. J'ai d'autre chose en vue, j'sais pas quoi encore, mais j'ai des choses à vivre loin de la citée.
- Tu l'comprends pas que ma vie elle se résume pas qu'à toi et mes parents ?
- Est-ce qu'j'te parle de moi là ?
Il marque un point, il s'est pas encore énervé sur le fait qu'il n'allait pas m'avoir sous la main comme avant. J'dois lui reconnaitre ça.
- Tu sais très bien que ça rentre en compte.
- Est-ce que j't'en ai parlé ?
- Non..
- Alors voilà !
Je souffle, j'aime pas quand il a raison. Ca m'énerve.
- Et souffle pas !
A défaut de pouvoir souffler, je lève les yeux au ciel. Au moins, ça, il l'entend pas.
Un silence commence à s'installer au téléphone. Je regarde les images qui défilent à la télé, sans le son. J'sais pas ce qu'il fait, où il est. J'me demande s'il est dehors, à trainer, où s'il est rentré chez lui. Au fond, j'suis comme lui, j'm'inquiète et j'adore l'avoir sous la main, malgré tout. J'aime bien savoir ce qu'il fait, avec qui, où, quand, comment. J'aime le savoir en sécurité. Parce que si j'suis sa petite soeur il est mon grand-frère, aussi bizarre soit notre relation. Malgré tous les sentiments qui sont rentrés et rentrent encore en compte. C'est Lola et Paco c'est pas compréhensible et ça donne vite mal à la tête. C'est un violent tango qui s'est mis en place entre nous, une danse accrobatique qu'aucun de nous deux ne veut ou ne peut arrêter. Le premier qui tombe à perdu. On est tous les deux fatigués, mais aucun de nous deux ne veut perdre.
C'est lui qui brise le silence, à défaut d'arrêter de danser.
- Et tu reviens quand ?
- Vendredi soir.
- En train ?
Je hoche la tête, par réflexe.
- Ouais.
- J'passerais te chercher à la gare.
- D'accord.
Je ne peux qu'accepter. J'ai pas le droit de refuser.
- Fais attention à toi, en attendant.
- Oui.
- Bon. Repose toi.
Je ne dis rien. La conversation se coupe. Je n'entend plus sa voix. Il s'est tû. Je garde encore un peu le téléphone contre mon oreille. Je veux conserver un peu de sa chaleur contre moi.
Quoi que je dise, quoi que je fasse, j'l'aime bien quand même, Paco. Il restera toujours quelqu'un de spécial, malgré tout. Et j'pourrais jamais le repousser assez pour le faire sortir de ma vie.
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